Parcours d'action dans le problème de la drogue,
l'addiction et les défis
· Caritas-Egypte s'est engagée à travailler dans le domaine de la lutte contre la drogue et l'addiction depuis 1981, cet engagement s'est renforcé par un effort, un principe et une collaboration avec les parties concernées dans la société égyptienne.
· Le problème de la drogue et l'addiction a des motifs et des intérêts aux niveaux international et national.
· J'indique dans cet exposé des points pivots pour faire face à ce phénomène. Malgré toutes les bonnes intentions, l'action pour faire face à ce phénomène exige davantage de conjugaison de tous les efforts.
1) L'ampleur du problème de la drogue et la hausse de la production mondiale et locale
Il y a des efforts assidus pour lutter contre la drogue, vu les multiples effets négatifs de ce phénomène, mais la plupart des rapports internationaux indiquent la croissance des activités de la drogue au niveau mondial. Il y a une hausse de la production mondiale et sa propagation dans de nombreux pays. Outre la hausse du taux d'addiction et la relation des crimes de la drogue avec de nombreuses formes de crime organisé, ce qui mène à la hausse de l'ampleur du phénomène criminel, aux niveaux mondial, régional et local.
Tout cela est attribué à la hausse continue du volume des matières stupéfiantes que les bandes de producteurs et de trafiquants oeuvrent à propager pour réaliser un gain. Nous indiquons cette hausse selon les derniers rapports des Nations unies aux niveaux international, régional et local.
Au niveau international:
Les rapports issus de l'Organisme international de contrôle de la drogue au cours des dernières années indiquent une hausse de la production mondiale de drogue et de matières stupéfiantes illégales. La production d'opium est estimée à 7000 tonnes, la cocaïne 865 tonnes, le haschich 6000 tonnes, les amphétamines 4000 tonnes, l'ecstasy 90 tonnes. Leur consommation et leurs dangers se sont accrus d'une manière inquiétante dans la plupart des pays du monde. Le total des adonnés à la drogue au niveau mondial est estimé à 200 millions de personnes, représentant 4,8 % de la population mondiale, la plupart étant des jeunes de 15 – 74 ans dont:
· Plus de 162 millions d'habitants consomment du cannabis (haschich – marijuana)
· 35 millions consomment des genres d'amphétamines et d'ecstasy.
· 16 millions consomment de l'opium et de l'héroïne.
· 13 millions consomment de la cocaïne.
La valeur estimée du volume du commerce de la drogue mondialement s'élève à 322 milliards de dollars, ce qui montre que le problème de la drogue et l'addiction représentent encore un grand danger qui menace l'effondrement de nombreux exploits réalisés par le monde, menant à davantage d'arriération des sociétés pauvres.
Nous indiquons ci-dessous les plus importantes zones de production mondiale des matières stupéfiantes:
1) Le groupe d'opium:
Il est planté et ses dérivés sont extraits de nombreuses régions du monde dont les plus importantes sont:
La région du Triangle d'or (Myanmar, Laos, Thaïlande), la région du Croissant d'or (Afghanistan, Pakistan, Iran) et Mexique.
2) Le groupe de la cocaïne:
Produite de la plante du coca se trouvant sur de vastes superficies de plaines des montagnes des Andes qui s'étendent tout le long des côtes ouest de l'Amérique du Sud. Elle est aussi plantée dans le bassin du fleuve de l'Amazone et dans certaines vallées côtières sur l'océan Atlantique.
Le Pérou, la Bolivie et la Colombie sont les trois plus grands producteurs de cocaïne dans le monde.
3) Le groupe des cannabis:
Il comprend la plante du cannabis et ses dérivés. Ce sont des feuilles et des fleurs de haschich sèches, du rating de haschich, de la poudre de haschich. Le cannabis est planté dans diverses zones du Maroc, du Nigeria, du Ghana, du Zaïre et de la Zambie.
4) Les drogues créatives:
Ces substances sont produites dans des laboratoires chimiques sous forme de comprimés, capsules, poudre ou liquide. Elles sont généralement produites dans les pays européens et sont abusées dans les pays de l'Est de la Méditerranée, notamment à Chypre et en Syrie, ainsi que dans certains pays arabes, dont l'Egypte et l'Arabie saoudite. Elles sont transférées en fraude par divers moyens vu qu'elles ressemblent aux médicaments autorisés. Par conséquent, elles sont transportées par air, par terre et par mer, ou en cargaison..
Au niveau régional:
Le phénomène de la drogue s'est amplifié dans la région du Moyen-Orient au cours de la dernière période. Ceci est démontré par la hausse de la production de haschich dans les pays d'Afrique du Nord et certains pays d'Afrique occidentale. Il y a des plantations de cannabis dont sont produits le haschich et le rating du haschich au Maroc et au Liban, ainsi que dans certaines régions éloignées du Sinaï qui est utilisé intégralement.
Au niveau local:
Les rapports de la Direction générale de la lutte contre la drogue et les statistiques de récente saisie ont indiqué ce qui suit:
· Le pays est exposé, vu son emplacement géographique, à des tentatives d'introduction de matières stupéfiantes ou leur passage à travers les terminaux légaux, les frontières terrestres et les côtes, notamment le haschich.
· Hausse de la production mondiale de matières stupéfiantes, notamment les substances influant l'état psychique, ainsi que l'opium, suite à l'augmentation des plantations en Afghanistan, ce qui expose le pays aux tentatives d'introduction en fraude de ces drogues.
· Poursuite de la propagation des plantations de cannabis et d'opium, prenant des dimensions plus graves et compliquées en plantant dans des régions difficiles d'accès, et la recrudescence de la possibilité de l'usage de la violence contre les forces de lutte.
· Augmentation des contraventions de certaines sociétés pharmaceutiques et de pharmacies vendant des médicaments et des produits influant l'état psychique, et propageant leur abus.
· L'instabilité politique et sécuritaire, la propagation de la violence dans certains pays producteurs voisins menacent d'une éventuelle apparition de nouvelles formes du problème, représentées par de nouvelles lignes et méthodes d'introduction en fraude et d'addiction.
· Augmentation des menaces de crime organisé au niveau mondial et sa relation avec de nombreuses activités criminelles, ainsi que leur relation traditionnelle avec les activités de drogue, de blanchiment d'argent et de corruption, ce qui mène à l'amplification du phénomène.
· Augmentation des dangers d'abus de l'Internet dans la propagation de la culture de l'addiction et la production de la drogue, ce qui aboutit aux mêmes résultats précédents.
· Tout cela mène à l'amplification du phénomène dans la société égyptienne et la propagation de ses effets négatifs aux niveaux social, économique et sécuritaire, ce qui exige la multiplication des efforts déployés à cet égard.
2) Les effets négatifs du phénomène de la drogue sur la société égyptienne aux niveaux social, sécuritaire et économique
1- Les effets sociaux du phénomène de la drogue:
La consommation de la drogue et l'addiction sont un grave problème social qui menace la société et sa sécurité. Ceci ne se limite pas à la société égyptienne seulement, mais c'est devenu un danger imminent pour toutes les sociétés humaines. Ses répercussions se reflètent sur la société dans les divers aspects politiques, économiques, sociaux et sanitaires.
La drogue est un mal qui affecte l'individu, une catastrophe pour sa famille et une perte pour sa patrie. L'addiction a les pires conséquences pour l'individu dans sa volonté, son travail et sa position sociale. Par l'effet de la drogue, il devient une personne incapable d'accomplir ses devoirs normaux..
L'adonné, avec l'argent qu'il dépense sur la drogue, retranche une grande partie du revenu de la famille. Il représente ainsi un fardeau économique pour elle. En retranchant cette partie du revenu, les conditions de vie de la famille sont affectées, et il ne peut pas pourvoir aux besoins essentiels des membres de la famille. Ceci pousse les enfants à commettre des actions illégales comme la mendicité, le vol et la prostitution. Ce sont toutes des maladies sociales qui détruisent l'individu, la famille et la société. L'adonné qui dépense son argent sur la drogue n'est pas conscient de la responsabilité qui lui incombe en tant que père de famille. Il est un mauvais exemple, et par conséquent, les enfants grandissent en n'ayant pas le sens de responsabilité envers leur famille et leur société dans l'avenir.
C'est un danger pour la société quand ses membres grandissent avec une attitude négative envers cette société. En outre, la famille de l'adonné est toujours dominée par un climat de tension, de dissensions et de disputes entre ses membres. Les recherches et les études ont montré une hausse du taux de mauvaises relations conjugales et de conflit permanent entre les époux, ainsi que leur séparation, dans les familles où il y a des adonnés à la drogue. Par conséquent, le taux de troubles parmi les enfants de ces familles augmente, ce qui mène aussi à leur addiction et leur déviation. L'addiction des membres de la famille à la drogue devient ainsi une chaîne entrelacée indissociable et aboutit à la destruction totale de la famille et par conséquent la société. Il a été démontré par la révision des fichiers de la juridiction dans de nombreux tribunaux de familles que des centaines de femmes ont demandé le divorce parce que leurs maris sont incapables d'accomplir leurs devoirs conjugaux, en tant que pères et époux. Il s'est avéré que la plupart de ces hommes sont adonnés à la drogue. Ceci affaiblit leur force physique. Ils ont alors besoin de quelqu'un pour subvenir à leurs besoins, alors qu'ils ont perdu leurs sources de revenu ou leurs fortunes. Ils ne peuvent plus pourvoir aux besoins essentiels de la famille. L'époux devient méchant et misérable. Il a recours au vol. les liens entre les membres de la famille se désintègrent. Le bonheur familial est détruit. Le pire des crimes commis par un père à l'encontre de ses enfants est causé par l'addiction à la drogue.
L'addiction à la drogue est un motif direct de l'animosité et la haine entre les gens, même entre amis. L'adonné, quand il consomme la drogue et perd la raison qui empêche les paroles et les actions nuisant aux gens, est dominé par un faux orgueil. Il devient rapidement coléreux, ce qui mène aux diverses formes d'animosité et de haine, de nombreuses disputes éclatent entre l'adonné et les gens, entraînant le meurtre, les frappes, le vol, le dévoilement des secrets, le viol, la trahison des gouvernements et des patries. Ce sont tous des maux qui nuisent à la société.
Enfin, nous pouvons dire que la propagation de la drogue a causé de nombreux maux sociaux comme la corruption, le vol, les actes immoraux qui sèment le désordre public, à travers la violence, l'agressivité, la destruction des biens, la trahison et d'autres maladies qui se répandent dans la société qui tombe victime de l'addiction, devenant une société dépourvue de conscience et de créativité.
2- Les effets sécuritaires du phénomène de la drogue:
La consommation de la drogue affecte fortement l'individu et la société. Elle entraîne l'adonné à commettre de nombreux crimes contre lui-même et tous ceux qui l'entourent. L'adonné à la drogue viole toujours la loi et est une proie facile au travail dans le champs du crime comme la prostitution, le trafic de la drogue ou le vol. Les trafiquants de drogue profitent des adonnés pour les aider dans la fraude. Ils se déplacent ainsi de la phase de l'addiction à une phase plus grave et plus criminelle..
Ainsi, nous voyons que l'addiction n'est pas seulement un crime en soi, mais il cause de nombreux autres crimes. Nous ne nous imaginons pas qu'il y ait un danger qui menace la sécurité d'une société et sa stabilité, et suscite des craintes sur son avenir, autant que celui de la drogue, car elle répand les maladies et la corruption, elle tue les énergies productrices, paralyse le mouvement de pensée créative et pousse la société au fond de l'arriération et la perdition..
Le fait de considérer l'addiction comme un phénomène criminel et un phénomène maladif en même temps est une idée correcte soutenue par toutes les dimensions morales. L'adonné s'attaque lui-même, détruit sa raison et ses capacités, et en prive la société. Il terrifie les gens, répand la corruption, commet les péchés. Tout cela est un comportement interdit selon la loi. Pour cela, il est un criminel envers lui-même, sa famille et sa société. Tout cela affecte négativement la société dans laquelle il vit.
La prévention de la société du problème de l'addiction à la drogue est une sorte de prévention de nombreux crimes. De nombreuses statistiques criminalistiques dans de nombreux pays du monde, dont l'Egypte, ont montré que les crimes commis par les criminels sous l'effet de la drogue sont dans la plupart des cas des crimes de violence, d'agression contre les personnes, des crimes immoraux, de trahison, contre les mœurs, des crimes de négligence, de délinquance et d'autres crimes, outre les crimes de meurtre non intentionnel, et de blessures non intentionnels résultant d'accidents de voitures survenus sous l'effet de la drogue..
3- Les effets économiques du phénomène de la drogue:
La drogue affecte le corps et l'argent, que ce soit l'argent de l'individu ou de la société. Elle détruit les maisons et rend les enfants orphelins, les faisant vivre dans la pauvreté, la misère et la privation. La drogue amène l'adonné au coffre-fort des trafiquants.
L'individu qui consomme la drogue est obligé de retrancher une grande partie de son revenu pour acheter la drogue. Ses conditions matérielles se détériorent.
La drogue cause la hausse du taux de change de certaines devises, étant collectées par des commerçants pour acheter la drogue. En outre, elle a des effets nocifs pour la santé rendant l'individu peu productif. L'Etat perd aussi une partie de ses meilleurs jeunes qui finissent par devenir fous ou meurent. C'est une grande perte pour l'économie nationale dont les conséquences sont supportées par la nation entière qui devient faible et malade.
L'affaire ne se limite pas à la baisse de la productivité de l'adonné à la drogue dans son travail, mais la productivité de la société baisse aussi, et les efforts de développement se réduisent aussi en conséquence pour les raisons suivantes:
· La propagation de la drogue mène à la hausse du nombre des policiers et des employés aux prisons, aux tribunaux, au parquet et aux hôpitaux. S'il n'y avait pas le phénomène de l'addiction, ces individus seraient allés dans d'autres places productives, médicales ou culturelles, au lieu de pourchasser les criminels, les trafiquants de drogue, les adonnés, de les juger, de soigner les adonnés et de les réhabiliter.
· L'addiction à la drogue représente un grand fardeau pour le revenu national. Il y a une grande perte économique représentée par les salaires de ceux qui traitent et lutte contre le problème et les dépenses exorbitantes des opérations de prévention et de lutte, ainsi que les institutions créées pour cela, et les opérations des condamnés dans les crimes de drogue dans les prisons et les hôpitaux. Ces dépenses auraient pu être orientées vers la hausse de a productivité de la société, les efforts de développement économique et social, l'octroi de primes aux superviseurs des soins. Nous devons savoir que la lutte contre la drogue est devenue une chose essentielle, vu que de nombreux pays sont conscients du danger du crime pour la nation et la menace pour l'entité de la société, et surtout que la sécurité et la stabilité sont deux exigences mondiales pour lesquelles tous les pays oeuvrent. Le crime a un impact direct sur l'insécurité et la déstabilisation de l'individu et la société.
· Les sommes dépensées sur la drogue sont généralement élevées. Si ces drogues sont plantées dans la société qui les consomme, ceci signifie la perte d'une partie de la richesse nationale représentée par les terres qui pourraient être cultivées de plantes utiles et l'effort humain qui est perdu dans la plantation des drogues. Et si la société est consommatrice des matières stupéfiantes, de grandes sommes en sortent sous forme de devises étrangères en fraude, de transport en fraude de marchandises et d'opérations de lutte. Ces sommes auraient pu être exploitées dans l'importation de machines de production, l'enseignement ou la santé, ou pour améliorer nos conditions matérielles, sociales et économiques.
· Que de recherches ont été effectuées en Egypte sur les sommes dépensées sur le problème de la drogue. Elles ont toutes mentionné des chiffres astronomiques qui, s'ils sont vrais, ont un grand impact sur l'économie égyptienne..
3) La stratégie nationale pour faire face au problème de la drogue en Egypte
Introduction:
Le ministère de l'Intérieur accorde une grande importance au problème de la drogue. Bien que le ministère soit concerné par la lutte contre l'offre, à travers des politiques et des plans bien étudiés exécutés par de nombreux de ses organes, avec en tête la Direction générale de la lutte contre la drogue, en totale coordination avec les divers organes concernés dans les secteurs de l'Etat, notamment nos Forces armées, le Service des douanes et les organes du ministère de la Santé concernés par les affaires pharmaceutiques, il n'épargne aussi aucun effort pour réduire la demande, notamment dans l'aspect de la sensibilisation. En juin 2008, le Conseil national de lutte et de traitement de l'addiction a annoncé l'établissement d'une stratégie nationale de lutte et de traitement de l'addiction par un comité formé de représentants de toutes les parties, représentées par le Conseil d'administration du Conseil national, avec la participation d'un groupe d'experts et de professeurs aux universités, tout au long de deux ans, afin de réviser la stratégie nationale de lutte et de traitement de l'addiction existante, et examiner les dimensions devant être développées, tout y ajoutant, à la lumière des évolutions dans l'entourage et les changements survenus dans ce phénomène, outre la proposition de mécanismes, de programmes et de plans que la stratégie nationale de lutte et de traitement de l'addiction oeuvre à réaliser.
Les parties et institutions assumant l'exécution de la stratégie de confrontation:
· Le ministère de l'Intérieur représenté par la Direction générale de la lutte contre la drogue
· Le ministère de la Défense "Forces de l'Air – Gardes-frontières"
· Le ministère des Finances "Service des douanes"
· Le ministère de la Santé "Direction centrale des affaires pharmaceutiques"
· Le ministère de la Justice.
· Le ministère de la Famille et de la Population représenté par le Fonds de lutte et de traitement de l'addiction
· Le ministère de l'Administration locale, les gouvernorats et les conseils populaires
· Le ministère de l'Information.
· Le ministère de l'Agriculture
· Le Fonds social de développement
· La société civile "institutions d'action de volontariat".
Les politiques adoptées par le ministère de l'Intérieur et exécutées par la Direction générale de la lutte contre la drogue est basée sur plusieurs axes principaux qui sont:
1er axe: Confronter l'importation et la fraude:
Le ministère tient à soutenir les efforts de confrontation des principales lignes de fraude, à travers les côtes, des divers genres de matières stupéfiantes, de substances affectant le cerveau et de produits chimiques, en renforçant les secteurs frontaliers et côtiers et leurs branches dans les terminaux et les ports, avec les potentiels humains et matériels, et notamment les organes d'assistance technique et d'inspection, les moyens de transport adéquats, tout en intensifiant les enquêtes sur les lignes et les zones de fraude, les trafiquants et les genres de drogue introduite, combler la lacunes et renforcer les sites éloignés pour empêcher les trafiquants de profiter des régions éloignées et désertes, ainsi que le renforcement des régions frontalières en poursuivant la consolidation de la coopération internationale avec les pays voisins et les organes internationaux de lutte.
2ème axe: Lutte contre les plantations de drogues:
Continuer à suivre la situation sécuritaire dans les régions de plantations de drogues, lancer des campagnes policières efficaces dans ces régions pour assurer l'élimination de ces plantations, arrêter les trafiquants et empêcher la répétition de leur plantation, imposer un contrôle aux axes dominants et aux points de passage dans les zones de production, poursuivre la coordination et la coopération avec le ministère de la Défense (gardes-frontières- forces de l'air) pour participer aux campagnes d'élimination, intensifier les opérations d'exploration et de parachutage. A noter que le ministère, en coordination avec le ministère de la Défense, effectue 4 campagnes majeures de 7 jours consécutifs chacune pour éliminer les plantations de drogue au Sinaï. Le ministère effectue aussi de nombreuses campagnes d'un seul jour tout au long de l'année au Sinaï, et organise des campagnes d'inspection dans les zones d'éventuelles plantations de drogues dans le pays.
3ème axe: Confrontation du trafic en public et des fiefs:
Le ministère tient à confronter les fiefs des criminels et l'addiction en public dans les différentes régions du pays, ce qui se répercute négativement sur les efforts des organes de lutte auprès de l'opinion publique. Ceci est accompli à travers l'intensification des investigations pour détecter et identifier les éléments impliqués et lancer des campagnes majeures pour les éliminer, outre l'intensification de la présence sécuritaire et du suivi pour empêcher la reprise de leur activité, œuvrer à arrêter les éléments en fuite, faire face à l'abus des médicaments et produits influant l'état psychique, et le recours de certains pharmaciens au marchandage avec les besoins des malades en médicaments, ce qui représente un futur danger à court terme.
4ème axe: Lutte contre l'addiction et réduction de la demande:
Le ministère de l'Intérieur, bien qu'il soit soucieux de lutter contre l'offre, en empêchant la production de drogues, leur importation, leur fraude et leur commerce, et son succès évident à cet égard, n'épargne aucun effort pour réduire la demande de drogues et participer à l'établissement d'une stratégie nationale globale pour faire face au problème de la drogue annoncée en juin 2008. Il affirme aussi son attachement constant à ne pas permettre l'entrée de nouvelles personnes dans le cycle de l'addiction, tout en prenant soin des catégories des jeunes et des étudiants.
Les efforts du ministère de l'Intérieur sont représentés à travers la Direction générale de lutte et de traitement de l'addiction dans ce domaine dans ce qui suit:
· Intensification des campagnes pour arrêter les adonnés. Dispenser une ligne téléphonique directe avec la direction (24820001) et sa diffusion par les médias, afin de recevoir les motions tout au long du jour, concernant le trafic en public ou l'addiction.
· Lancer des campagnes dans les lieux de rassemblement des jeunes près des clubs, des estivages, des cafétérias, des rassemblements des universitaires et des écoliers, ainsi que dans les pharmacies contrevenantes, en coordination avec les parties concernées au ministère de la Santé.
· Détecter et suivre toutes les tentatives et les méthodes visant à propager la culture du désir dans la demande de drogues parmi les jeunes, leur confrontation et sensibilisation à travers les publications et la publicité.
· Créer un département de contact aux organes de réduction de la demande pour renforcer les canaux de contact et la coordination entre la direction et les organes travaillant dans la réduction de la demande, l'octroi de l'expertise et des informations nécessaires pour les efforts de sensibilisation.
· L'engagement à la coordination et la participation avec le Conseil national de lutte et de traitement de l'addiction, le Fonds national de lutte et de traitement de l'addiction, le Conseil national de l'enfance et la maternité, et tous les organes concernés par la réduction de la demande, en contribuant à tous les programmes de sensibilisation aux dangers des drogues, par tous les moyens disponibles, afin de concrétiser les efforts de réduction de la demande.
· Caritas-Egypte a un contact avec toutes les parties concernées et un accord renouvelé successivement avec le Fonds de lutte et de traitement de l'addiction.
Magdy Garas
Juin 2011
