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560 El Fana.
Le vent de sable efface le ciel
La kheïma recouverte est devenue dune.
Les yeux brûlent, abrasés
Au vent chargé de poussière d’or du désert.
Ces yeux fiévreux s’attardent sur l’horizon traversent les mirages
Promesses d’oasis où l’eau étanche l’âpre soif
Fendent les nuées de sauterelles qui nourrissent l’affamé
Étourdis par le chant entêtant des sirènes du sable qui mène à la folie.
Sur un désir béant, inassouvi
Un chemin sans retour
Le sentiment enterré profond dans la poitrine
Ce désert nargue de son néant.
Il attend le rouge du vent
Qui changera sa face
Roulera les pierres
Effacera les pistes.
Dans l’ampleur bleu du Sahara
Ne reste que l’abîme de silence
L’immensité habitée par l’énigme du destin
Après la lame du sable.
Dans ce regard l’insondable
Qui dissémine l’encre des ténèbres d’el Fana
Le bédouin resté fier
Donne sa réplique au destin.
©CeeJay. 2ième jour du Ramadan 2015. Nador.

