Du psychologique au spirituel
Par Olivier de Ladoucette le 18 janvier 2015
Psychologie et spiritualité ont souvent été jugées incompatibles. Mais pour bien vieillir, les deux doivent être prises en compte. Éclairage d'Olivier De Ladoucette, psychogériatre.Il n’est pas rare de recevoir à ma consultation des patients d’âge mûr qui s’excusent de venir me parler de ce qu’ils qualifient "d’états d’âme". En étant un peu caricatural, pour cette génération, la souffrance psychologique est en effet souvent considérée comme un luxe de nantis, générée par une société en perdition et réservée à des esprits faibles. Mais comment faisions-nous autrefois avant l’apparition des psy? Les gens allaient parler à un homme ou une femme d’église. Jusqu’au début de la Première Guerre mondiale, la France comptait de très nombreux religieux. Bon nombre d’entre eux assuraient, par leur écoute bienveillante et leur sagesse, le rôle de nos psy contemporains. La baisse des vocations et l’avènement de la psychologie moderne ont redistribué les rôles.
De nos jours, les psy sont vus comme des directeurs de conscience auprès desquels nous allons confesser erreurs et angoisses. Il en résulte chez beaucoup de gens croyants une certaine méfiance. Depuis que Freud a qualifié la religion de "névrose obsessionnelle de l’humanité" et qu’il a placé la sexualité au cœur de nos relations, le psy et le spi sont jugés souvent incompatibles. Ce clivage est regrettable car pour bien vieillir, il peut s’avérer utile de faire appel aux deux: la psychologie pour s’alléger et déposer les valises que nous traînons parfois une vie durant - Marie de Hennezel les dénomme les trois R: remords, regrets, rancunes -, la spiritualité pour donner un sens à sa vie et se préparer à sa finitude.
En tant que psy, je suis un ardent promoteur de la spiritualité laïque ou religieuse dans le dernier tiers de la vie. Aujourd’hui, les seniors disposent du temps et des outils nécessaires pour explorer ces champs infinis de la conscience. En s’engageant dans ces "voyages immobiles", ils se libèrent de la pression du faire et de l’avoir et se rapprochent au plus près de leur être
Êtes-vous armés contre la dépression saisonnière?
Par Magali Quent
Chaque année, dès l’automne, la dépression saisonnière fait son retour chez 5 à 10% de la population. Savez-vous vraiment ce que cela signifie et comment passer le cap?RÉPONDRE AUX 7 QUESTIONSSaisonnière ou non, la dépression est une vraie pathologie dont les malades sont aujourd’hui encore près de 60% à être mal ou pas du tout pris en charge. Pour mieux informer le public sur les troubles dépressifs pouvant survenir aux différentes étapes de la vie, et notamment chez les seniors, l’association France-Dépression organise partout en France des conférences, rencontres, ateliers du 27 octobre au 7 novembre 2014. Les explications et les conseils du professeur Frédéric Limosin, chef du service de psychiatrie de l’adulte et du sujet âgé des hôpitaux universitaires Paris-OuestDiscorde: l’un doit payer pour ses parents, l’autre pas
Par Isabelle Gravillon le 30 septembre 2014
L’un doit aider ses parents à financer leur maison de retraite tandis que l’autre n’a pas besoin d’assumer cette charge pour ses propres parents. Comment gérer cette situation?"Bien sûr, nous ne saurions reprocher frontalement à notre conjoint de soutenir ses parents âgés. Pourtant, cet assentiment de principe peut être mis à mal par le réveil de rancœurs anciennes. Il n’est en effet pas toujours facile d’accepter de bonne grâce des sacrifices financiers pour le compte de beaux-parentsavec lesquels nous ne partageons peut-être pas une grande affection", note Bernard Prieur, thérapeute de couple et de famille. Les réticences de celui qui rechigne à payer pour les parents de l’autre, ou tout au moins ne peut s’empêcher de faire des réflexions sur le "manque à gagner" qui en découle, sont toujours très mal vécues par le conjoint. "Il se sent peu accompagné dans un moment douloureux de sa vie où il assiste au vieillissement de ses parents. Cela peut grandement fragiliser le couple",insiste le thérapeute.Page suivante : Comment trouver un terrain d’entente?
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